chrysler 300c

chrysler 300c

Message non lupar grimmy » 19 Jan 2007, 19:48

Chrysler 300C

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Le revival d'un "Muscle Car"

Chrysler poursuit sa conquête européenne, débutée par le lancement de la Crossfire. Ce désir de faire revivre une génération de voiture typiquement US, sur le marché européen, n'aurait pu être envisageable sans la collaboration de Mercedes.

Born in the USA

Le revival est de mise en ce XXIème siècle. La 300C de Chrysler en est l’exemple flagrant. Le constructeur américain qui fait dans l’exotique pour ses ventes européennes, a voulu remettre au goût du jour la lignée des berlines à hautes performances des années 1950 : les "Muscle cars". Sa large calandre chromée habillée du logo ailé de la marque et sa robe impressionnante rendent hommage à ces voitures qui ont fait la fierté des Etats-unis à une époque où le prix du baril était encore accessible.

Inspirée du concept car Chrysler Chronos V-10 dévoilé lors du Salon de Détroit 1998, Ce Muscle cars, comme son nom l’indique, est une voiture tout en muscle, mariant judicieusement prestance, élégance et luxe. La grosse berline américaine aurait même des faux airs de Rolls-Royce Phantom. Un chauffeur, des vitres teintées et on vous prendrait pour un ministre !

Une chose est sûre, On la remarque cent fois plus que l’ancienne 300 M lancée en 1998, à la ligne banalement moderne. Les têtes effectuent un 180° à son passage. Il faut bien ça pour pouvoir admirer ses 5 mètres en entier, soit 10cm de plus qu’une Peugeot 607.

De l'espace et du confort

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La très haute ligne de caisse droite et carrée et les portière à l'aspect massif donnent une impression de robustesse à l'ensemble. Le coffre surélevé et les meurtrières en guise de vitres laissent à peine filtrer la lumière du jour. A ne pas mettre entre les mains de paranoïaques du créneau. En plus d’un réglage automatique des rétros pendant la manœuvre, une caméra de recul serait la bienvenue.

Ces dimensions extérieures généreuses se répercutent dans l'habitacle avec des cotes intérieures impressionnantes pour la catégorie. 5 passagers effectueront aisément un trajet Paris-Marseille.

Si l’aspect extérieur est démesuré, l’intérieur est un peu moins glamour. Certes Chrysler a fait de gros efforts depuis le PT Cruiser, mais on aurait imaginé un peu plus de matériaux nobles à l’intérieur. Le plastique, très, voire trop présent sur la planche de bord vient gâcher l’esprit haut de gamme. Les poignées de portes, le volant et le pommeau du sélecteur de vitesses reçoivent tout de même des inserts en alu. Un bon point, pour le compteur et l’horloge, chromés façon US Air force. Les sièges, en cuir partiel, et chauffants à l’avant, viennent préserver les lombaires d’une suspension trop souple. Les rangements sont assez bien agencés. On peut facilement placer son téléphone, ses papiers et son détecteur antiradar sous l’accoudoir et le long des portières, en dépit d’une boîte à gant quasi-inexistante.

Enfin, on déplore l’accès au coffre pénalisé par un seuil de chargement assez haut et un volume amoindri. Sa capacité, de 504 litres, équivaut néanmoins à celle des 4 allemandes de prestige (A8, Série 7, Classe S et Phaeton) ou à celle de la 607.

Malgré cette kyrielle de petites imperfections, l’habitacle de cette 300C est plutôt bien fini, ce qui est très rare pour une américaine. L’assemblage n’a plus grand chose a envier aux modèles d’outre-rhin.

Des bases solides


Pour supporter cette robe aux dimensions généreuses, les ingénieurs de Chrysler ont utilisé en partie la plate-forme de l’ancienne Mercedes Classe E, datant de 1995. Une bonne base à notre avis et une façon judicieuse d’exploiter la collaboration avec l’oncle Benz. Les suspensions avant et arrière, (bien que trop souple) légèrement retravaillées par Chrysler, sont totalement indépendantes. Elles assurent un bon plan de roues et une adhérence décente dans les virage(s), aidé en cela par les boudins de 18 pouces .

Chaussée en taille "moyennement" basse (rapport d’aspect de 60), la 300C s'accommode pourtant mal des petites irrégularités de la route à basse vitesse en répercutant chaque petite aspérité de la chaussée malgré des suspensions souples. A la limite du trépidant, ce qui témoigne d’une qualité de filtrage franchement perfectible, tare très rare dans cette catégorie.

Tout comme son aînée de 1955, la 300C exploite la motricité sur les roues arrières. Un revirement technologique pour Chrysler, qui s’efforce d’adapter ses produits au marché européen. La propulsion est un choix qui s'impose naturellement, pour une voiture qui entend renouer avec les mythiques américaines des années 50. Il ne faut toutefois pas craindre (ou espérer) un comportement trop vif .

Sa tenue de route est plutôt bonne sur les grandes courbes, et la tendance au sous-virage (parfois massif) et au survirage (léger) est très vite gommée par l’ESP.

En manœuvre la direction se révèle maniable, malgré un volant de gros diamètre. En tout cas on est loin des directions sur-assistées typiquement américaines. Et nettement moins pénible que celle de l’ancienne Classe E autour du point milieu sur autoroute.

Sur les grands axes, la 300C est dans son élément. Les reprises sont généreuses à mi-régime, l’insonorisation est digne d’un studio d’enregistrement de Memphis malgré quelques bruits de roulement et la suspension devient bien moins trépidante que sur départementales. Vous l’aurez compris, c’est une voiture taillée pour la highway.

En revanche, le GPS, disponible sur option n’est idéalement placé sur la console centrale. Jongler entre la route et l’écran, trop bas, devient vite un casse-tête.


Une "petite" motorisation V6 3.5 à bva4


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Milieu de gamme des motorisations, le 3.5L V6 , pourtant fort de 253 ch et de 339 Nm, manque de couple à bas régime. A vrai dire, la Chrysler 300C, n’a pas pour vocation de s’éterniser dans les embouteillages. Le 0 à 100 km/h est tout de même abattu en 9,2 secondes pour une vitesse de pointe de 200km/h. Pas mal, pour une voiture de presque 2 tonnes (1,7 t). La 300 C V6 3.5 est malheureusement desservie par sa boîte automatique peu réactive. Les 4 rapports sont assez mal étagés pour s'encanailler. Seule la version V8 bénéficie d'un cinquième rapport et d'un mode séquentiel très appréciable, en fait l’ancienne boîte auto de la plupart des Mercedes de la décennie passée.


Le légendaire V8 HEMI


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La personnalité unique de cette grosse américaine s’affirme pleinement lorsqu’elle est dotée du nouveau moteur V8 5.7 HEMI.

Petite leçon d’histoire : l'emblème "300" représentait originalement le moteur HEMI à 300 chevaux de Chrysler dont étaient dotées les voitures de la première série lettrée : "300C" en 1955, "300B" en 1956, "300D" en 1958...

Le V8 5,7 HEMI n'est pas repris (originalement) de cette génération bien sûr. Le fait qu’il réponde aux futures normes de dépollution Euro 4 l’atteste, même s’il conserve une architecture classique à arbre à cames central et se contente de deux soupapes par cylindres comme au bon vieux temps. Bien que toujours très coupleux, Chrysler a voulu souligner la souplesse. Ce bloc est équipé de culasses hémisphériques, d’où le patronyme HEMI, permettant d’atteindre une puissance et un couple élevés. Un peu rustique, mais très efficace. Il développe une puissance de 340 ch à 5000 tr/min et un couple de 525 Nm à 4000 tr/min. De quoi abattre le 0 à 100 en 6,3 s et poussé la mécanique aux alentours des 250 km/h. Petite particularité, inspirée de sa cousine germaine, la Mercedes Classe S : l’utilisation du système de coupure de cylindres (ZAS). Lors de ralentissement ou de passage en agglomération, où la puissance demandée est quasi-nulle, le système géré électroniquement coupe la moitié des cylindres. Le V8 est alors entraîné par seulement 4 cylindres. Ce système permet de réduire la consommation de 10 % à 20 % ainsi que les émissions polluantes, selon les ingénieurs de Chrysler. Mais les aller-retours à la pompe se feront sentir très rapidement, si vous poussez la mécanique dans ses derniers retranchements.

Urbaine, la consommation avoisine les 16 litres, ce qui outre le budget, pose un petit problème d’autonomie avec un réservoir limité à 72 litres (contre généralement 90 l pour ses rivales).


La Chrysler 300C en 10 chiffres-clés :
Longueur :
5 m

Largeur :
1,88 m

Hauteur :
1,48 m

Diamètre de braquage entre trottoirs :
11,9 m

empattement :
3, 05 m

volume du coffre (en litres) :
504

capacité du réservoir :
68 L (3.5 V6) 72 (5.7 V8)

consommation mixte
(en l/100 km, selon norme) : 11,1 L (3.5 V6) 11,4 (5.7 V8)
poids à vide : 1740 kg (3.5 V6) 1840 (5.7 V8)
durée de la garantie : 2 ans avec kilométrage illimité


fiche essai

Chrysler 300C 3.5 V6

Conduite

&

sécurité
moteur
vivacité, puissance, performances
**

souplesse, sonorité, reprises
***

boîte
adaptativité, agrément levier
**

direction
précision, rappel
***

douceur, diamètre de braquage
****

comportement
équilibre, efficacité
***

sécurité, facilité de contrôle
***

freinage
distance d'arrêt, stabilité, ABS
***

endurance, attaque à la pédale
**

sécurité
passive, visibilité, éclairage
**

Confort

&

fonctionnel
confort
suspensions
**

confort
insonorisation
****

confort
sièges avant, position de conduite
****

confort
sièges arrière, habitabilité AR
****

confort
chauffage et climatisation
***

fonctionnalité
coffre : volume, forme, accès
**

fonctionnalité
modularité coffre, sièges
**

fonctionnalité
ergonomie, petits rangements
***

finition
matériaux, assemblage
****

Budget
consommation
réelle ville/route/autoroute
**

SOUS-TOTAL Qualités intrinsèques note sur 80
57

budget
équipement série, prix options
***

budget
prix d'achat
****

assurances
***

dépréciation
facilité, valeur de revente
**

budget
programme garanties, entretien
***

TOTAL BUDGET note sur 20
15

TOTAL QUALITE/PRIX note sur 100
72


A retenir- les prix


5000 euros de moins que la 607 !!

Chrysler a habilement remis au goût du jour un modèle pas forcément adapté aux routes européennes. La 300C offre un look original et surtout prestigieux pour un prix défiant la concurrence : 39 500 euros pour la version 3.5 V6.

Alors qu’en version similaire, ses concurrentes comme la Cadillac CTS plafonne a 41 500 euros et la Peugeot 607 à 44 650 euros. Mais pour vraiment goûter au mythe américain dans toute sa splendeur, il faut lorgner vers le bon gros V8 (associé à une bonne boîte d’origine allemande), mais il faudra débourser 15 000 euros de plus.

a aimé
La ligne originale, une vraie gueule
La finition réussie
Les nombreux équipements de série
Le prix très compétitif
Le V8 et sa bva5

moins apprécié
La visibilité réduite à l’avant comme à l’arrière
La boite de vitesse automatique à 4 rapports mal étagée
Le V6 3.5 un peu juste à bas régime
Le comportement un peu lourdaud
La filtration des suspensions perfectible à basse vitesse

La gamme, les prix

Version
Prix en euros TTC

300C V6 2.7
34 900

300C V6 3.5
39 500

300C V8 5.7
54 900


*Pack Technologie à 2 450 euros : système de navigation GPS, changeur de CD, système audio avec caisson de basses de 368 watts, 7 HP
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